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COLLECTION THIERRY-NICOLAS TCHAKALOFF

Nous avons à l’honneur de présenter la collection personnelle de M. Thierry-Nicolas Tchakaloff dans notre vente inaugurale Antenor 1, le 29 novembre 2020.

Collectionneur éclairé, son goût traverse les périodes et les styles, mêlant harmonieusement le goût classique français avec l’exotisme de l’Orient.

En effet, durant tous ses voyages dans les pays bordant les rives de l’océan indien, il n’a cesse de trouver l’objet authentique et le meuble typique, si ce n’est rare, dont quelques-uns sont proposés dans cette vente.

Thierry-Nicolas C. Tchakaloff est né en 1955 en Champagne. Son père, industriel et diplomate en Afrique-Occidentale française, lui fera découvrir une autre approche du monde et des hommes à travers ses voyages en Afrique.

Sa mère, collectionneuse passionnée (XVIIIe s. et art africain), l‘initie très tôt au monde de l’art en lui faisant partager son goût pour les musées, les expositions ou encore les galeries d’antiquités qui fleurissent alors à Cannes où il passe sa jeunesse, avec de fréquentes escapades parisiennes. Là, il a été particulièrement marqué par des expositions majeures ; l’art nègre en 1966, Toutankhamon en 1967, Georges de la Tour en 1972 ou encore la rétrospective sur les arts sous Louis XV en 1974.

Il fait ses premières acquisitions en 1968 – deux têtes en bronze d’Ayuttahya, une estampe de neige d’Hiroshige et des mains de bouddha. Il continuera avec des pièces d’archéologie méditerranéenne et d’Extrême-Orient acquises à Cannes puis ne cessera jamais d’acquérir, sur coups de cœur, des objets au gré de ses multiples pérégrinations.

À Paris, où il poursuit ses études supérieures, il suit plusieurs cursus entre l’architecture, l’histoire de l’art et ceux de la langue et de la civilisation chinoises tout en fréquentant activement de nombreuses galeries – la vente Patino demeure un souvenir inoubliable.  

Ses sept années de formation lui ont permis de se forger une large ouverture d’esprit,  et plus particulièrement pour les expressions artistiques des civilisations des mondes non européens.

Diplômé de l’École Spéciale d’Architecture – il part à la Réunion comme volontaire à l’aide technique où on lui confie en 1997, la mission de créer une collection de référence pour valoriser l’art de vivre créole. Très vite, des rencontres marquantes avec Jack Lang, Dominique Bozo puis François Barré lui font opter pour un musée des arts décoratifs consacré aux échanges dans l’Océan Indien. Les objectifs étant de constituer une collection patrimoniale de référence et de dynamiser un artisanat du meuble en créant des lignes contemporaines avec des designers reconnus (dont les créations sont toujours en production sur l’île).

À travers l’étude des archives locales, il s’attache à comprendre l’organisation des intérieurs créoles et l’origine des items. Il commence alors une exploration des collections universitaires et des musées européens où sont rassemblés, ces fragiles témoignages des temps coloniaux. Parallèlement, il enrichit une documentation spécialisée tout en nouant de précieux contacts avec des collectionneurs aux regards avertis.

Des élus visionnaires, indépendamment de leur appartenance à un courant politique (Claude Hoarau, Guy Ethève,  Paul Vergès et Didier Robert), partageront sa vision non académique et ne cesseront de l’encourager dans ses démarches muséales et sa quête d’objets de grande qualité.

Son insatiable curiosité et cette ouverture éclectique ne feront que se renforcer au gré des rencontres qu’il fera durant son riche parcours professionnel : Krishna Riboud, présidente fondatrice de l’AEDTA, le plus grand musée privé européen pour les textiles d’Asie, et Henry-Claude Cousseau, alors Chef de l’Inspection des Musées Classés et Contrôlés, sont deux personnalités hors du commun pour qui il assura le commissariat d’une exposition internationale la Route des Indes, d’abord présentée à Bordeaux (1998), puis à Port-Louis (1999). Cette manifestation d’exception a permis la reconnaissance de la collection en devenir et son intégration en tant que musée classé et contrôlé, depuis lors labelisé Musée de France.

Après plusieurs expositions temporaires dans des lieux remarquables de l’île, le musée des arts décoratifs de l’océan Indien (MADOI) ouvre ses galeries en 2008 dans un ancien domaine caféier, Maison Rouge, datant du XVIIIe siècle.  

Enfin, en 2016, la vision originale de ses conceptions incarnées par ses expositions et ses publications, sont distingués par la médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.
En 2018, le musée ouvre une antenne à Saint-Denis, rue de Paris.

Pour une vision plus globale de sa collection, nous vous invitons à découvrir celle-ci sur son blog www.lavilepi.art.blog

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