- Lot 161

Lot n° 161
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Estimation :
8000 - 12000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 16 900EUR
- Lot 161
PAUL-ETIENNE SAÏN (1904-1995) & HENRI TAMBUTÉ (1911-1987) Chasse aux sangliers Paravent à cinq feuilles articulées à décor sculpté entièrement laqué polychrome, or et argent sur petits pieds cubiques. Dos des feuilles laqué brun. Signé en bas à droite sur une des feuilles. H: 250 x L: 52,5 cm (chaque feuille) Provenance: Grande collection parisienne PARAVENT DE SAÏN ET TAMBUTÉ Élève à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, ayant débuter dans l’entre-deux guerres comme restaurateur de meubles et d’objet, Paul-Etienne Saïn se lance dans l’art de la laque dès le milieu des années 1920. Très vite considéré comme un des meilleurs technicien de son temps, il se rapproche du célèbre collectionneur Jacques Doucet et collabore avec les plus grands de l’époque tels Leleu, Ruhlmann, Printz, ou encore Adnet. Dans le courant des années 1930, Saïn s’adjoindra le talent d’Henri Tambuté. Tout en continuant de travailler pour d’autres designers, les deux hommes se mettent à concevoir des œuvres originales. Techniciens éprouvés, ils aiment les grandes compositions décoratives, les irisations d’or et d’argent et remettent à l’honneur les laques gravées à l’imitation des anciennes laques chinoises de " Coromandel ". Proches de Jean Dunant, Saïn et Tambuté décoreront les murs du restaurant privé du paquebot l’Atlantique en 1931. Fort de cette réussite, ils participeront à l’aventure du paquebot " Normandie ", en fournissant un décor mural à 24 cabines. Suivront une vingtaine d’autres navires ainsi que la flotte mythique des hydravions Latécoères. Leur dernière commande de prestige, datée de 1962, sera le décor laqué de la salle à manger Chambord sur le " France ", composé de scènes monumentales illustrant les "Joies de la vie ". L’œuvre qui vous est présentée à la vente est caractéristique de leur travail à la fin des années 1930 : On y retrouve la superposition des laques d’épaisseurs différentes et une composition aux frontières de l’abstraction, cette langue d’or sur un fond sombre. D’une maîtrise technique parfaite, la composition d’un grand équilibre, revisite avec talent un classique de l’histoire de l’art : la scène de chasse. Mêlant un fond lisse et uni de couleur aubergine à la virtuosité chatoyante d’un dégradé d’or, véritables vagues de blé sculptées dans la masse à la façon de l’entaille, Saïn et Tambuté parachèvent leur composition en y ajoutant la présence vert-sombre de sangliers en relief – dont le dessin est très certainement inspiré de la célèbre école japonaise de Rinpa – sans oublier les chasseurs qui, vêtus à l’antique, semblent sortis d’un dessin de Cocteau et tiennent en laisse une meute de chiens verts, beiges et noirs, aux yeux rouges et blancs. Ce paravent de taille exceptionnelle se compose de 5 panneaux reliés entre eux par des charnières doubles.
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